Un chiffre suffit à poser le problème : sur les dizaines de milliers de communes concernées par l’obligation de DICRIM, seule une minorité l’a réellement transmis et fait vivre auprès de sa population. Le document existe souvent. Ce qui manque, c’est le lecteur.
Un document pensé pour être conforme, pas pour être lu
Le DICRIM coche les cases de l’article R.125-11 du code de l’environnement : les risques sont listés, les conséquences décrites, les consignes présentes. Sur le plan réglementaire, il est complet. Sur le plan de la lecture, c’est souvent un document de plusieurs pages, dense, technique, disponible en mairie ou en PDF sur le site de la commune — deux endroits que très peu d’habitants consultent spontanément.
Trois obstacles à la lecture
- La forme : du texte administratif dense, sans hiérarchie visuelle, qui décourage avant même le premier paragraphe
- La diffusion : un affichage en mairie ou un document PDF ne va pas chercher l’habitant, il attend qu’il vienne le chercher
- Le moment : personne ne lit un document sur les risques majeurs un jour ordinaire — il faudrait le lire avant la crise, pas pendant
Ce qui fonctionne : sortir le DICRIM du classeur
Les communes qui parviennent à faire vivre leur DICRIM ne se contentent pas de le publier. Elles le portent : une exposition participative en mairie, une fresque murale dans un lieu de passage, un événement où les habitants sont invités à venir en discuter plutôt qu’à venir le lire. La facilitation graphique — remplacer le texte par des visuels qui se comprennent en un coup d’œil — change concrètement le taux d’appropriation.
Encore mieux : faire construire une partie du DICRIM par les habitants eux-mêmes. Un document auquel on a contribué se lit différemment d’un document qu’on a simplement reçu. C’est l’angle de notre atelier « Le DICRIM était presque parfait® », qui réunit élus, associations et habitants autour du document — plutôt que de le leur remettre une fois fini.
Envie que votre DICRIM soit enfin lu ?


Laisser un commentaire