Les services secrets danois alertent sur une guerre probable en moins de 5 ans. La France, en retard sur la culture du risque, doit accélérer sa résilience territoriale.
Les services secrets danois ont récemment averti d’une guerre imminente en Europe d’ici cinq ans, un signal d’alarme qui pose la question de la préparation des territoires face aux crises. En France, la culture du risque est encore trop faible, alors que la résilience nécessite un travail de long terme, une prise de conscience collective et un engagement massif des populations. Aujourd’hui, nos communes restent très dépendantes des circuits mondialisés, notamment pour l’alimentation. La Cour des comptes et plusieurs sénateurs ont déjà alerté sur la faible autonomie alimentaire de nos 35 000 communes, un enjeu clé en cas de crise majeure (Cour des comptes, 2021).
L’urgence est réelle : d’ici le novembre 2026, toutes les intercommunalités devront avoir mis à jour leurs Plans Inter-Communaux de Sauvegarde (PICS) pour mieux gérer les crises. La marjorité des Plans Communaux de Sauvegarde en début d’année 2025 ne sont pas à jour, certains ne sont pas opérationnels tant les populations ignorent leur rôle en cas de crise majeure. Face aux périls annoncés, les préfets ont un rôle central dans la mise en place de cette culture du risque. Ce rôle, ils doivent le jouer dès maintenant ! Il ne s’agit pas de complotisme, mais bien d’anticipation rationnelle : les crises économiques, énergétiques et sécuritaires redéfinissent les rapports de force internationaux. L’Europe, risque de se voir de plus en plus isolée par la politique « America First » de l’administration Trump. Le problème est que l’Europe est dépendante du gaz russe. Quid du retour de bâton des sanctions suite à celles imposées à Moscou (Le Monde, 2023). Quel impact aurait des restrictions énergétiques européennes sur les territoires français ? Les administrés sont-ils prêts ?
Face à ces tensions, les communes doivent s’organiser pour éviter des « sur-accidents » et des violences liées aux ruptures de normalité. Cyberattaques, attentats contre des infrastructures critiques, interruptions d’approvisionnement : ces menaces doivent être intégrées aux Plan Communal de Sauvegarde (PCS), mais surtout, les habitants doivent être formés à l’entraide et à la résilience collective (Plan Individuel de Mise en Sûreté PIMS). L’avenir repose sur la capacité des territoires à inspirer un nouveau modèle de société capable de tenir plus de 72 heures en autonomie. En 2025, la France ne sait pas répondre à « comment remplit-on son sac de nourritures à la 73 ème heure faute de rayons de supermarchés vides et de producteurs locaux dévalisés ? ». L’Etat français doit donc mettre les moyens aux bons endroits.
« L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. » Nelson Mandela

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